C’est avec le décalage horaire dans le corps et un petit rhume bien canadien que je fais mes premières errances dans la ville. Pour l’instant, je ne suis qu’une spectatrice et c’est avec un curieux détachement que j’observe tout ce brouhaha; vaches, voitures, motocyclettes, passants et marchands se côtoient dans les petites rues étroites et sinueuses. Ce soir, je vais accueillir à l’aéroport le groupe avec lequel je passerai les trois prochaines semaines. Je profite de mes dernières heures de liberté pour me laisser imprégner de cette euphorie de sons, d’images, d’odeurs et de sensations.
